Informations utiles
Allez donc : de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. (Mt 28,19.)
Le sacrement du baptême est la naissance en Christ et le rétablissement de la nature humaine (selon N. Cabasilas). Il rend l’homme membre du Corps du Christ, c’est-à-dire de l’Église. Les principaux symboles visibles du baptême sont l’eau et l’ordre de l’office qui culmine lors de la triple immersion dans l’eau bénite par la grâce du Saint Esprit. Dès son baptême, le croyant devient membre à part entière et actif de l’Église. Il possède la marque du Saint Esprit (moyennant le sacrement du chrême, célébré aussitôt après celui du baptême). Dès lors, il suit le chemin de la vie en Christ en participant à la divine Eucharistie et aux autres sacrements de l’Église.
Renseigments pratiques :- Le sacrement du baptême est célébré durant toute l’année, hormis la semaine sainte.
- Avant la célébration du sacrement, il est requis de présenter au prêtre de la paroisse le certificat de naissance du candidat/de la candidate au baptême.
- Le parrain/la marraine doit être de confession chrétienne orthodoxe et conscient/e des obligations découlant de sa fonction dans le sacrement.
Dans l’Église orthodoxe, le parrain/la marraine n’assiste
pas au baptême en qualité de simple « témoin ».
En revanche, en recevant son/sa filleul/e des fonts baptismaux, il/elle crée
avec celui-ci/celle-ci des liens de parenté spirituelle. Il/elle assume
vis-à-vis de lui/elle la fonction « de père/mère
spirituel/le ». Par conséquent, le parrain/la marraine ne peut
appartenir à une confession différente de celle de son/sa filleul/e.
Certains parents, sans doute par ignorance de ce que la spiritualité
orthodoxe enseigne, choisissent des parrains selon des critères séculiers,
comme la parenté (membres de la famille du conjoint non orthodoxe), l’amitié
ou les obligations sociales. Ces choix vont à l’encontre de l’enseignement
et de l’ordre de l’Église. Ils transforment le sacrement
du baptême – qui est opération du Saint Esprit et prière
du Corps du Christ – en une cérémonie mondaine, éloignant
de la tradition orthodoxe.
Mais au commencement du monde Dieu les fit mâle et femelle; c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair. (Mc 10,6-8.)
Ces paroles de notre Seigneur Jésus Christ constituent le fondement de la foi de l’Église, selon laquelle le sacrement du mariage est institué avec la bénédiction de Dieu dès le début de la création. Dans son épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul compare l’union entre l’homme et la femme à celle reliant le Christ à l’Église. Dès lors, le lien naturel du couple est aussi lien spirituel grâce à la bénédiction du Dieu Créateur et à la sanctification de l’Église. Bien que la théologie patristique considère l’union bénie du couple comme un sacrement accompli, elle en souligne aussi la principale conséquence, c’est-à-dire la procréation. Signalons que saint Jean Damascène, en résumant la tradition patristique, écrit que le mariage « fut institué » pour combattre l’ultime ennemi de l’humain, la mort (…le mariage fut institué pour que la race humaine ne soit pas consommée ni anéantie par la mort et qu’elle soit préservée en générant des enfants.)
L’Église orthodoxe ne célèbre pas le sacrement du mariage :
- Si l’un des conjoints appartient à une autre religion ou à une autre confession chrétienne qui n’accepte pas le caractère sacramentel du baptême.
- Du 12 décembre au jour de Noël y compris.
- Le dimanche de Pâques.
- Durant le Grand Carême et la Semaine sainte.
- Durant le jeûne de la Dormition de la Vierge.
- Les 5 et 6 janvier, le 29 août et le 14 septembre.
En cas d’urgence, sur demande écrite et motivée du prêtre de paroisse, le Métropolite peut accorder une autorisation spéciale de célébrer le mariage durant le carême. Le sacrement n’est alors célébré que le samedi ou le dimanche de la 2e, 4e ou 5e semaine du Carême.
- La présence d’un témoin orthodoxe.
- Le certificat de mariage civil, conformément à la législation suisse.
- Le certificat de capacité matrimoniale des conjoints.
- Une autorisation épiscopale de célébrer le mariage.
- Le certificat de baptême du conjoint non orthodoxe (en cas de mariage mixte).
L’émigration vers des pays à forte majorité appartenant à une autre confession, le développement de la Diaspora orthodoxe et le fait que les jeunes générations prennent progressivement conscience d’être des chrétiens orthodoxes hormis leur identitié nationale, des foyers orthodoxes créés par des croyants d’autres nationalités, traditionnellement non orthodoxes, convertis à l’orthodoxie, composent la nouvelle réalité – aussi bien qu’un défi – auxquels est confrontée la pastorale de l’Église orthodoxe. Un des aspects de cette nouvelle réalité est le fait inévitable de chercher un conjoint dans une population à majorité non orthodoxe. Cela créa la question des mariages dits mixtes. En connaissance de cause et en dépit des prescriptions canoniques, l’Église orthodoxe célèbre ces mariages mixtes par économie et non pas selon la rigueur. Sa seule règle est sa sollicitude pastorale envers ses ouailles. En matière de mariages mixtes, il existe certaines confusions, dues certainement au manque d’information des intéressés. Dès lors, il importe de dire clairement qu’un mariage est qualifié de mixte lorsque l’un des conjoints est membre de l’Église orthodoxe, alors que l’autre appartient à une autre Église ou un groupe confessionnel chrétien qui dispense à ses membres le baptême au nom du Dieu Trin et qui accorde au baptême un caractère sacramentel. En cas de mariage mixte, celui-ci est célébré par un ecclésiastique orthodoxe (évêque ou prêtre) suivant le rite de l’Église orthodoxe. La présence éventuelle d’un ecclésiastique appartenant à une autre confession – considérée à tort comme une action conjointe dans une cérémonie mixte – constitue une requête du conjoint non orthodoxe. Cet ecclésiastique opère, selon sa propre pratique ecclésiastique, en dehors du temps du sacrement orthodoxe. Cet accord est issu d’un effort louable et digne de soutien, obtenu au sein de certaines commissions locales de dialogue théologique. Les prêtres des paroisses sont toujours à la disposition des croyants pour fournir des clarifications à cet égard.
Remarques :- En cas de deuxièmes ou de troisièmes noces, le conjoint intéressé doit joindre le prononcé du divorce civil et le certificat de dissolution par l’Église de son précédent mariage. En cas de remariage, à la suite d’un veuvage, le conjoint veuf doit présenter le certificat de décès de son conjoint mort.
- Le certificat de capacité matrimoniale et l’autorisation épiscopale de célébrer le mariage sont délivrés par le Diocèse sur avis des prêtres des paroisses.
Divorce
Pour la dissolution du mariage par l’Église sont requis :
- Le prononcé du divorce civil.
- Le certificat du mariage religieux.
- Une demande de dissolution du mariage religieux adressée au Métropolite.
- Un extrait du registre civil des mariages (ne concerne que les citoyens Grecs).
- La décision d’un tribunal grec, reconaissant force de chose jugée à la décision du tribunal suisse qui a prononcé le divorce (ne concerne que les citoyens Grecs).
Funérailles
Immédiatement après le décès, la famille du défunt doit consulter le prêtre de sa paroisse sur la marche à suivre.
Commémoration des morts
Elles sont célébrées au troisième, neuvième
et quarantième jour, ainsi qu’au troisième, neuvième
et douzième mois après le décès du fidèle.
Pour éviter des malentendus, nous signalons que les jours des Morts sont
deux : le samedi avant le Jugement dernier et le samedi avant la Pentecôte.
- Du samedi de la résurrection de Lazare au dimanche de saint Thomas.
- Du 25 décembre au 6 janvier.
- Le dimanche de la Pentecôte et le 15 août.
Pour des raisons pratiques, il serait aussi préférable d’en éviter la célébration lors des fêtes de notre Seigneur et de la Mère de Dieu ainsi que lors de la fête patronale de l’église.
Notes :- Il n’y a pas de commémorations des morts les jours sans célébration de la divine liturgie : les jours du Grand Carême (hormis les samedis, les dimanches et la fête de l’Annonciation de la Mère de Dieu) ; le mercredi et le vendredi de la semaine de la Tyrophagie.
- Des offices du Trisagion sont célébrés tous les jours de l’année.
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| 2033 avril 24 | 2066 avril 18 | 2099 avril 12* |
| 2100 mai 1er | ||
| Note : L’astérisque (*) marque les années où les Pâques orthodoxes coïncident avec celles des Occidentaux. Notons qu’au cours du XXIe siècle, les Pâques seront célébrées par tous les chrétiens trente-fois à la même date. À partir de 2099, la concélébration suivante aura lieu en 2900, à savoir après 801 ans ! | ||