MARIAGE :


 

"Mais au commencement du monde Dieu les fit mâle et femelle ; c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair." (Mc 10,6-8.)

Ces paroles de notre Seigneur Jésus Christ constituent le fondement de la foi de l’église, selon laquelle le sacrement du mariage est institué avec la bénédiction de Dieu dès le début de la création. Dans son épître aux éphésiens, l’apôtre Paul compare l’union entre l’homme et la femme à celle reliant le Christ à l’église. Dès lors, le lien naturel du couple est aussi lien spirituel grâce à la bénédiction du Dieu Créateur et à la sanctification de l’église. Bien que la théologie patristique considère l’union bénie du couple comme un sacrement accompli, elle en souligne aussi la principale conséquence, c’est-à-dire la procréation. Signalons que saint Jean Damascène, en résumant la tradition patristique, écrit que le mariage « fut institué » pour combattre l’ultime ennemi de l’humain, la mort (…le mariage fut institué pour que la race humaine ne soit pas consommée ni anéantie par la mort et qu’elle soit préservée en générant des enfants.)


L’église orthodoxe ne célèbre pas le sacrement du mariage :

Pour la célébration du sacrement du mariage sont requis :

Note :

L’émigration vers des pays à forte majorité appartenant à une autre confession, le développement de la Diaspora orthodoxe et le fait que les jeunes générations prennent progressivement conscience d’être des chrétiens orthodoxes hormis leur identité nationale, des foyers orthodoxes créés par des croyants d’autres nationalités, traditionnellement non orthodoxes, convertis à l’orthodoxie, composent la nouvelle réalité – aussi bien qu’un défi – auxquels est confrontée la pastorale de l’église orthodoxe. Un des aspects de cette nouvelle réalité est le fait inévitable de chercher un conjoint dans une population à majorité non orthodoxe. Cela créa la question des mariages dits mixtes. En connaissance de cause et en dépit des prescriptions canoniques, l’église orthodoxe célèbre ces mariages mixtes par économie et non pas selon la rigueur. Sa seule règle est sa sollicitude pastorale envers ses ouailles. En matière de mariages mixtes, il existe certaines confusions, dues certainement au manque d’information des intéressés. Dès lors, il importe de dire clairement qu’un mariage est qualifié de mixte lorsque l’un des conjoints est membre de l’église orthodoxe, alors que l’autre appartient à une autre église ou un groupe confessionnel chrétien qui dispense à ses membres le baptême au nom du Dieu Trin et qui accorde au baptême un caractère sacramentel. En cas de mariage mixte, celui-ci est célébré par un ecclésiastique orthodoxe (évêque ou prêtre) suivant le rite de l’église orthodoxe. La présence éventuelle d’un ecclésiastique appartenant à une autre confession – considérée à tort comme une action conjointe dans une cérémonie mixte – constitue une requête du conjoint non orthodoxe. Cet ecclésiastique opère, selon sa propre pratique ecclésiastique, en dehors du temps du sacrement orthodoxe. Cet accord est issu d’un effort louable et digne de soutien, obtenu au sein de certaines commissions locales de dialogue théologique. Les prêtres des paroisses sont toujours à la disposition des croyants pour fournir des clarifications à cet égard.

Remarques :

1. En cas de deuxièmes ou de troisièmes noces, le conjoint intéressé doit joindre le prononcé du divorce civil et le certificat de dissolution par l’église de son précédent mariage. En cas de remariage, à la suite d’un veuvage, le conjoint veuf doit présenter le certificat de décès de son conjoint mort.

2. Le certificat de capacité matrimoniale et l’autorisation épiscopale de célébrer le mariage sont délivrés par le Diocèse sur avis des prêtres des paroisses.